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Concours de photos de lieux importants d
20 juin 2016

Chaque municipalité possède des lieux, des espaces  […]


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Patrimoine

Vidéo du lancement du livre de Denis-Benjamin Papineau qui a eu lieu pendant le salon du patrimoine de l'Outaouais tenu à Papineauville samedi el 28 février 2016.


 

 

 

Histoire de la malle rurale dans la seigneurie de la  petite- nation

Avant l’avènement des postes, il existait un réseau d’entraide. On profitait des déplacements des uns et des autres pour acheminer le courrier. Jusqu’en 1818, la malle sera livrée par les bateaux qui sillonnent la baie de la Pentecôte.

Par la suite, il y eut un chemin plus ou moins carrossable.  Asa Cook sera le premier facteur rural nommé par le gouvernement pour livrer le courrier dans la Seigneurie de la Petite-Nation, avec un salaire annuel de 20,00 $. Ce dernier fut aussi juge de paix et premier maire de la municipalité de la Petite Nation en 1845.

Asa Cook

 

En 1877, l’arrivée du chemin de fer transforma le système de livraison du courrier. Autrefois, les gens allaient au train voir arriver les voyageurs et le courrier. Les villages situés plus au nord étaient desservis à partir de Papineauville.  Ce service sera abandonné par les postes vers 1971.

Mais les gens des côtes conservent encore le souvenir du premier conducteur de malle-poste de Sainte-Angélique, M. Victor Daigneault. Lors de sa première journée de travail, les élèves étaient sortis dans la cour de l’école pour le voir passer. Devenu l’ami de tous, il rendait d’immenses services. Puis il tomba malade. Son absence dura deux ans. Durant cette période ce sera son frère Eugène qui le remplacera.M. Rémi Malo prit la relève jusqu’au jour où il tomba malade. À partir de ce jour, la distribution du courrier fut entre les mains de son épouse Rose qui utilisait les services de M. Joseph Pearson comme chauffeur. Depuis 1976, la distribution du courrier rural est effectuée par Madame Reine-Aimée Joanisse. Cette dernière avait pris la relève de son père M. Joseph Pearson. Cette dernière est retraitée.

Info Réf. : Sa nomination de juge de paix : Cook, Asa (1791-1862) G33 G37a G37b  Petite-Nation.

 

BUREAU DE POSTE PETITE NATION

La maison de l’Honorable Denis-Benjamin Papineau était située près du moulin banal, au même endroit que le bureau de poste actuel.  Fondateur de Papineauville et régisseur de la seigneurie de la Petite-Nation (1808-1845), Co-Premier Ministre du Canada sous le régime de l'Union (1842-1848).  Il fut le premier maître de poste de la seigneurie de la Petite Nation, de 1826 à 1853.

 

BUREAU DE POSTE DE PAPINEAUVILLE

Stephen Tucker sera maître de poste de 1853 jusqu’au 20 mai 1870. Le maître de poste fournissant le local, on peut donc présumer que le bureau se situait à même le commerce de M. Tucker.  Le 1er juin 1855, le bureau de poste Petite Nation change son nom pour bureau de poste de Papineauville.

 

    

MAISON FRANÇOIS-SAMUEL MACKAY

Le 1er juillet 1870, le bureau sera déménagé dans la résidence du nouveau maître de poste, Me François-Samuel Mackay, notaire, maire de Sainte-Angélique (1892-1893) & greffier de la Cour de circuit.  Il sera remplacé quelque temps, en 1874, par sa nièce Clothilde St-Julien.  Il prendra sa retraite en 1879.  La maison sera démolie pour faire place à la nouvelle Banque Nationale.

 

MAISON PASCHAL RÉGIMBALD

En 1879, le bureau de poste changeait d'emplacement et de maître de poste.  Me Xiste Tétreau, notaire & greffier de la Cour de circuit, occupera cette fonction jusqu’à  son décès en 1897.  Le bâtiment sera converti en magasin général par M. Paschal Régimbald. Ce bâtiment est aujourd'hui disparu, il était situé rue Henri-Bourassa, côté Sud-Ouest.

 

 

 

MAISON GABRIELLE ST-JULIEN ET ÉLIZÉE  HUDON

L’arrivée, en 1897, de M. Élizée Hudon comme maître de poste, le bureau reviendra à son emplacement d’origine de 1826, dans une nouvelle bâtisse. En 1905, M. Hudon, cumulera la double responsabilité de maître de poste et de premier gérant de la centrale téléphonique Bell. Gabrielle St-Julien, (petite-fille de D.B. Papineau) et son époux occuperont ces fonctions jusqu’au décès de M. Hudon en 1932. M. Aquila Duquette, succèdera comme maître de poste du 15 novembre 1932 jusqu’au 4 janvier 1951.  Son fils, Maurice Duquette, prit la relève jusqu’au 27 juin 1951.  Maurice Raby fut de service, de 1951 jusqu’au 28 octobre 1980.Le bâtiment  sera occupé par le bureau de poste jusqu’en 1965, date de sa démolition. C’est le 1er avril 1966 que le bureau de poste actuel fut inauguré.

 

BUREAU DE POSTE PORTAGE DE LA NATION

Le premier novembre 1895 au Portage de la Nation, dans la maison de M. Alfred Cécyre, s’ouvrait le bureau de poste : Portage de la Nation.En 1917, le bureau de poste déménageait chez M. Alexis Chalut. Ce dernier restera en fonction jusqu’au 18 mars 1927.Le 30 mars 1927, M. Évariste Boucher entrait en fonction comme maître de poste. Le commerce de M. Boucher cumulait à cette époque trois services : celui de la poste, du service téléphonique et de magasin général.  M. Boucher sera aussi maire de Sainte-Angélique de 1904 à 1907.  Le bureau de poste du Portage de la Nation fermera le 31 mai 1940.

 

BUREAU DE  POSTE  ST-AMÉDÉE

Dans la maison de M. Robert Robinson, s'ouvrait le premier août 1877, le bureau de poste St-Amédée.  M. Robinson restera en fonction jusqu'au 2 juillet 1890. Le 8 octobre 1890, le bureau déménagera chez M. Edward McCluskey, nouveau maître de poste.  Il quittera ses fonctions le 3 avril 1916. La relève sera assurée par M. Edmond Bélanger à partir du 28 mai 1919, et ce, jusqu'au 10 mai 1920.Le dernier maître de poste, M. James Curren, entrera en fonction le 19 août 1920 et restera jusqu'à la fermeture du bureau, le 5 janvier 1929.

 

Claire Leblanc, Patrimoine,  Comité des affaires Papineauville-Sainte-Angélique.

 

ZOOM SUR  LES POMPIERS VOLONTAIRES DE  PAPINEAUVILLE

Le comité des affaires culturelles de  papineauville Ste-Angélique est à la  recherche  de  photos anciennes ou de  documents portant  sur  la  brigade de  pompiers volontaires de  Papineauville. Les  personnes  possédant ce  type d'objets et désirant les  donner ou les prêter peuvent   communiquer avec la  responsable  des  documents et des archives madame Claire  Leblanc au 819-427-6481 ou  par  courriel ou encore  Stephen Bélanger, directeur  du service des  incendies de  Papineauville au 819-271-9911 ou  par  courriel. Si les photos et documents  sont prêtés, il seront  numérisés et remis immédiatement. Dans le cas  d'un don, les  documents  seront conservés aux archives à votre  nom.

 

FAITES CONNAISSANCE  AVEC UN PERSONNAGE  IMPORTANT  DE  NOTRE HISTOIRE:

DENIS-BENJAMIN-PAPINEAU

Fondateur de Papineauville
Agent seigneurial de 1809-1845
Premier maitre de poste (1826-1853)
Député et Co-Premier Ministre du Canada sous le régime de l’Union (1842-1848)
 

 

Le 9 juin 1813, Denis-Benjamin Papineau écrivait à sa  tante sur  sa  vie à Île à Roussaim, en voici le  contenu.

 

Madame veuve Le Cavelier Saint-Denis
Par faveur du père du conducteur de la charrette miraculeuse

 

Île à Roussaim, 9 juin 1813

 

Ma chère tante,

    Vous voulez, à ce que me dit Mlle Angelle, que je vous écrive absolument. Eh bien, j’y consens. Mais, dans l’éloignement où je suis de tout ce qui peut intéresser, que voulez-vous que je puisse vous dire qui puisse vous amuser? Nous ne voyons ici, comme vous savez, que bois et sauvages; nous voyons la Nation toute pure, de seau des bois ronds, voilà tout le spectacle que nous avons. Vous entretenir de tous les projets qui me passent dans la tête serait à moi trop enfant, et vous diriez : voilà encore la charrette à Valin qui voyage.

    Ainsi, je ne sais pas trop de quoi vous entretenir, cependant je vous dirai que depuis que vous nous avez laissés, j’ai amélioré ma terre, j’y ai fait des déserts et des clôtures, j’y ai semé du bled, des patates, des pois, des fèves, du bled d’Inde, des citrouilles, des melons, des concombres, des melons d’eau, des choux, des raves, des carottes, des panais, des betteraves. J’y ai planté des groseilliers, des cerises à grappe, des gadelliers, des pruniers et des lilas. J’y ai fait une petite maison ou cabane (comme vous voudrez) en planches. Elle a quinze pieds de long sur dix de profondeur, et j’y loge un fermier qui y a une salle et une chambre à coucher; et moi, j’y ai aussi réservé une chambre à coucher pour moi-même lorsque j’y vais travailler.

    Aussi, pour finir, j’ai commencé à m’équarrir une maison tout de bon, que je lèverai peut-être l’automne prochain, si notre moulin peut fournir le bois de sciage, ce qui est encore incertain parce qu’il y a beaucoup de réparations à y faire. Ces réparations ne seraient pas grand-chose si les vivres n’étaient pas si chers et si difficiles à se procurer.

    À m’entendre parler, vous croiriez sans doute que j’ai un désert bien considérable; eh bien, non. C’est un de mes talents de faire paraître grand ce qui est petit. J’ai fait tout ce que je vous ai dit dans sept arpents de terre : n’est-ce pas en vérité un talent bien grand de faire loger tant de choses dans une si petite charrette? Ah! laissez-moi vivre et vous verrez que je n’en suis pas encore au bout.

    À présent, ce n’est pas tout, j’espère que vous voudrez bien me traiter comme je vous traite. Vous avez voulu absolument que je vous écrivisse : je m’y suis rendu de bon cœur. Eh bien moi, à mon tour, je veux absolument que vous veniez m’aider, cet automne, à manger mes citrouilles croches, iroquoises, bleu impérial et jaunes, que je recueillerai mais qui ne sont encore qu’en herbe. Vous ferez bien pourtant de ne pas mettre dans le marché que vous ne viendrez que si j’ai des citrouilles, car si par malheur elles venaient à manquer (ce qui n’est pas impossible, si loin des récoltes que nous en sommes encore), nous serions privés du plaisir de vous voir, ce dont je ne veux nullement entendre parler.

    Adieu, ma chère tante, présentez mes respects à mes oncles et tantes Benjamin[2] et Séraphin[3], à M. Kelly[4], à M. et Mme Laflèche, et recevez aussi pour vous et pour eux les compliments de papa et maman et les respects de Mlle Angelle, Rosalie, Augustin, et les miens par préférence aux autres. Croyez-moi toujours, sincèrement, votre affectionné neveu.

 

D.B. Papineau

conducteur de la charrette à Valin

 

*   *   *

 

 

 

[1]  Marie-Anne Cherrier (1751-1843), veuve de Toussaint Le Cavelier, avait été marraine de Louis-Joseph Papineau à son baptême en 1786.

[2]  Marie-Marguerite Richer-Laflèche, épouse de Benjamin-Hyacinthe-Martin Cherrier (1757-1836), arpenteur à Saint-Denis-sur-Richelieu, oncle de Denis-Benjamin Papineau.

[3]  Marie-Louise Loubet, épouse de Séraphin Cherrier (1762-1843), médecin, marchand et maître chantre à Saint-Denis-sur-Richelieu, oncle de Denis-Benjamin Papineau.

[4]  Jean-Baptiste Kelly (1783-1854), curé à Saint-Denis-sur-Richelieu de 1810 à 1817. En 1814, il administrera le baptême en cette paroisse à Joseph-Benjamin-Nicolas Papineau, fils aîné de Denis-Benjamin Papineau et Angelle Cornud.

 

FAIRE L’HISTOIRE DE SA MAISON

Lorsque le propriétaire souhaite établir l’histoire de sa maison, il ne possède, en général, que l’acte de propriété dressé par son notaire. Les éléments essentiels au démarrage, sont :

  • -les références cadastrales, lot ou partie de lot à la rubrique « origine de propriété » de votre acte de propriété
  • -l’index aux immeubles au registre foncier  qui donne  les propriétaires successifs
  • -il faut aussi étudier tous les « papiers » en votre possession
  • -les archives du cadastre de la Paroisse Sainte-Angélique
  • -Retrouver dans les actes anciens, la mention : « avec maison dessus construite »

 

Recherche de  documents

Le Comité des affaires culturelles Papineauville-Sainte-Angélique est à la recherche de documents originaux. Que ce soit des photos, actes notariés, plans, souvenirs de familles, documents ou photographies d’organismes. Tous ces documents ont une valeur historique. Ces documents seront conservés à notre centre d’archives situé à l’édifice Jeanne-d’Arc. Notre local respecte les normes de conservation et est ouvert au public pour consultation.

 

Claire Leblanc
819-427-6481
patrimoine.papineauville@gmail.com

 

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